Rencontres internationales de la Supply Chain

Jeudi 7 juin 2018, nous avons assisté à la première édition des Rencontres Internationales de la Supply Chain, organisées par l’Aslog dans le cadre magnifique du Pavillon d’Armenonville.

A l’image d’une grande œuvre de théâtre, la journée s’est articulée autour de 3 grands actes où se sont succédées interventions et tables rondes

Acte I – Pourquoi la Supply Chain devient-elle l’atout majeur des entreprises face à l’incertitude ?

 
Pour ouvrir ce premier Acte, Florent MENEGAUX, Directeur Général exécutif de Michelin nous a brossé un tableau dans lequel les Supply Chains interagissent et se complexifient de plus en plus et où l’incertitude demeurera toujours croissante.

Cette incertitude, qui prends ses racines dans le foisonnement des offres ou des services et dans la multiplicité des canaux de distribution, doit passer de la menace à l’opportunité. L’incertitude comme levier compétitif au service des entreprises, voilà la devise lancée par Pierre MERCIER, Senior Partner and Managing Director, BCG.

Pour ce faire deux pistes ont été présentées. D’une part, réduire l’incertitude en accélérant ou en améliorant la prévision. D’autre part, réduire les impacts de l’incertitude sur son organisation en la rendant flexible ou résiliente.

Finalement, c’est le Général de division Jean-Marc Bacquet qui conclura ce premier acte. L’incertitude même si elle est génératrice de doute ne doit jamais engendrer l’immobilisme. Il faut au contraire lui faire face et en faire son avantage. Prévoir au mieux et réduire l’incertitude pour s’il est possible créer plus d’incertitude pour ses compétiteurs.

Acte II – Comment la Supply Chain participe-t-elle à la création de valeur de l’entreprise ?

 
Le second acte de la journée a été ouvert par Laurent VENOT, Directeur Général Supply Chain & Opérations Finance de L’Oréal. L’efficacité croissante des Supply Chains ouvre désormais la voie à de nombreux nouveaux services mais en fait naître d’autres aussi. Comment tenir ses promesses clients dans un contexte omnicanal et en zone urbaine saturée ?

Pour faire face à ces défis, des alliances entre l’entreprise et ses partenaires experts de la distribution doivent nécessairement voir le jour. Il ne s’agit plus simplement de confier la livraison à son prestataire mais plutôt de partager toutes les informations à son partenaire.

La digitalisation de toute ou partie de la chaîne de distribution représente aussi un levier de création de valeur pour l’entreprise. Pour certaines enseignes cela représente même un prérequis à toute démarche de vente omnicanal et s’appuie notamment sur des outils de gestion d’entrepôt de plus en plus performants et innovants.

De cette façon, la Supply Chain intègre désormais toutes les nouvelles technologies et innovations du marché pour être bien plus qu’une colonne vertébrale qui soutient la distribution mais un cœur qui à l’image du corps humain rythme toute l’activité de l’entreprise.

Car après tout, la Supply Chain restera toujours une histoire d’hommes.

Actes III – La Supply Chain au cœur des décisions stratégiques de l’entreprise

 
Cette dimension humaine ne pouvait donc être absente de ces premières rencontres Internationales de la Supply Chain. En effet, dans un environnement en constante évolution la question n’est pas de savoir quel sont les métiers d’aujourd’hui mais plutôt quels seront les métiers de demain.

Plusieurs nouveaux métiers ont donc été imaginés dont celui du Data Alchimist. Celui-ci aurait la charge de transmuter la multitude de données primaires en une donnée à très forte valeur ajoutée pour l’entreprise.

Par ailleurs, les métiers de la Supply Chain rencontrant d’avantage ceux du Marketing, nous devrions aussi voir apparaître des postes de coordinateurs logistique de plus en plus orientés service client.

Les métiers de la Supply Chain changent et il est de notre devoir de nous projeter dans l’avenir. Bien que celui-ci soit incertain, imaginer ces métiers reste une nécessité, mais une nécessité qui laisse entrevoir encore et toujours des jours heureux.